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La drag… euh non ! La traque

On n’obéit bien qu’à ses envies.

La raison des plus chieurs est toujours une horreur :
Nous l’allons montrer tout à l’heure.

Une jeune gazelle se baladait
Dans les rues d’une ville paisible.
Un loulou survient à jeun qui cherchait une cible,
Et que la faim en ces lieux attirait.
« He meuf ! Ta bi1 un 06 et ta kel age ?
Dit cet animal quelque peu volage :
Alé vi1, on va prendre 1 verre !
Euh… Vu ce que vous venez de me faire,
Il est bien plus que préférable,
Que votre stade soit relevable
Pour suivre ma prose à la Hugo
Face à votre niveau.
Alors qu’est-ce que vous en pensez ?
Je tiens à vous le dire, si vains sont vos efforts,
Votre absence sera d’or.
Vazy kestu parles ?! *J’vais les lui briser*,
Jsé tro bi1 la parlé la langue de la Fransse.
Mais comment expliquer cette incompétence ?
Reprit la donzelle, et quelles sont ces questions ?
C’est juste que t’es sexy à fond !
Mais rhabille-toi ! – Tes pa 1 fille facile :
C’est dur de te péter le fion kan ke je passe à l’action ?
Voyez vous-même ce qu’est un vil.
Je vous l’ai dit : il faut que je vous venge.
Là-dessus, du fond de ma piaule,
Je vous rapporte ces nobles louanges,
En incarnant le premier rôle.
Cordialement,

L’étudiante

La situation en résumé : des grands gestes, des grandes phrases, la langue pendante,… L’image est fausse, parce que je me retourne plus sur eux désormais !

Et si les tours et les détours n’avaient rien d’anodin ? Si tout était prévu de telle façon qu’au coin de chaque rue votre personne soit incontestablement apostrophée par une rencontre avec un profond abruti qui n’a de cesse de vous lorgner d’un regard empli de perversité, si bien qu’on est à même de se demander pourquoi il n’est pas encore atteint de cécité, tant ses yeux en sont crevés.

L’ennui reste que ces anecdotes sont toujours vécues par un genre des trois sexes. Mesdames et mesdemoiselles (Oui ! Au diable les féministes !), je tiens d’avance à m’excuser des pénibles et lourds souvenirs qui vont ressurgir, je parle de ces interminables trajets à converser avec un imbécile fini, ces chemins que vous connaissez par cœur afin de vous épargner un passage devant le bar du coin, ces excuses à trois francs six sous que vous ne comptez même plus tant vous en avez usé pour mettre court à de longs discours.

Il ne me reste plus qu’à vous conter ce que j’ai pu retenir de ces échanges et d’avance merci à ceux que l’on m’a rapportés. Instruisons-nous mes bons sur les techniques qui vous apportent des résultats garantis !

Échec n°1 :

Vous vous baladez sur l’avenue, le cœur ouvert à l’inconnu (ou pas, surtout ou pas !), vous auriez même pu dire « bonjour » à n’importe qui (mais pas à lui !). Et d’ailleurs, vous n’avez que faire de ce piètre individu, vous vous entêtez à rester plongée dans votre littérature, la musique dans les oreilles, votre pas s’accélère légèrement malgré votre concentration à feindre une parfaite ignorance de la présence de ce tiers qui fait son apparition au moment inopportun, puisque Winston SMITH vient de se faire trahir par M. CHARRIGTON.

Mais qu’il est loin ce moment de tranquillité puisque le voici troublé :

« …
*Qu’est-ce qu’il me veut celui-là ?* [enlève son écouteur] Oui, bonsoir ?
Salut… T’es très belle ! T’es célibataire ?
*Ha oui cash comme ça ?! Même pas une introduction, un bonjour, un salut de la main, un sourire amicale ?…* Ha bah merci, mais non j’ai quelqu’un.
Ha mince c’est dommage…
Ouais bah ouais *Non je ne serai pas désolée pour ton air déçu et de chien battu*
Mais t’es sûre ? Parce que t’es très jolie !
* O.o Mais quel abruti fini ! Son argument va à l’encontre de sa pensée* Bah oui je suis sûre, et c’est gentil mais ça change rien à la situation.
Ah ouais c’est du sérieux entre vous ? Ça fait combien de temps ?
Ça fait deux ans *Ma politesse devrait vraiment rester de côté dans de telles circonstances, mais ma capacité à élaborer des bobards perdure, bénie soit-elle !*
Haaa zut ! Vous habitez ensemble ?
*En quoi ça va t’avancer Ducon-La-Joie ?* D’ici peu.
On pourrait aller boire un verre un de ces jours quand même, j’te laisse mon numéro si t…
Non c’est bon là, j’suis pressée, j’ai un bouquin à finir, des choses plus intéressantes à écouter sur mon iPod et j’ai envie d’aller me dépenser et me faire transpirer dans un lit au sport en meilleure compagnie. Sur ce, ciao ! *Bien joué mais la prochaine sois plus rapide !*
– …

À part passer pour un gros blaireau, je ne vois pas où était l’intérêt de m’apostropher de la sorte. Alors vous me direz « Oui mais il a eu raison sur un malentendu ça aurait pu marcher ! », sur un désespoir oui !

Échec n°2 :

« Les filles sont mauvaises en maths » est surement la vérité la plus connue sur notre caillou ! C’est pourquoi, je n’aurais pas dû m’étonner que l’on m’aborde de la sorte. Ça doit être certainement la manière la plus ridicule, la moins crédible de tous les temps. Cet énergumène avait perdu un pari, c’est pas possible autrement !

Contexte je vous prie ! Vous êtes une jeune demoiselle (Et ouais, je suis pas encore assez avancée pour gagner du niveau) qui se balade dans la rue paisiblement et vous êtes même un peu pressée (ça va de soi quand on est parisienne) car vous devez prendre votre train d’ici peu, quand tout à coup vous les repérez de loin (parce qu’ils attaquent en bande organisée aussi). Ce genre de spécimens n’est pas bien difficile à voir arriver tant leur prévisibilité est marquée par leur soif ou leur faim de… de… de vous… ou de quelqu’un d’autre d’ailleurs, ils s’en tapent pas mal.

« Désolé d’te déranger, mais tu sais combien ça fait 5 + 5 ?
*Ne rigole pas (genre il est désolé) et passe ton chemin cette fois* Vous êtes sérieux ?
Mais ouais, non mais ça fait combien, dis-moi !
*Ah ouais, on se tutoie déjà ?* Non mais c’est bon les gars, j’ai d’autres choses à faire…
Mais c’est pour mon pote, il me croît, s’te plaît !
*Il a l’air d’être content le pote qu’on le fasse passer pour un blaireau…* Bah 10 *&$%!#¥¿*
Ah bah tu vois j’t’avais dit. Merci mademoiselle !

OMG ! Qu’est-ce qu’il vient de se passer devant mes yeux dont j’ai été témoin et actrice ? Pourquoi tant d’absurdité dans ce monde ? Il y a des choses qui m’échappent encore bien plus les compétences à l’école SENTEINE, est-ce seulement possible ?

Sur un malentendu, ça aurait pu marcher ? Noooon faut pas exagérer quand même, sur une greluche oui ça fonctionne toujours et je ne précise pas de quoi je parle…

« Notre rencontre ? Papa m’a sifflé comme une chienne dans la rue et c’est ça qui m’a plu chez lui ! »

Échec n°3 :

Tout ce qui précédait ne fonctionne pas pour approcher vos proies messieurs, mais ici ce sont les comportements à éviter de façon pure et dure que je vais aborder. Oui je sais c’est difficile de casser des méthodes qui gagnent pas.

  • Il est formellement déconseillé de faire remarquer à votre future dulcinée que vous l’avez repérer en la sifflant comme un chien/une chienne même si vous considérez la gente féminine comme telle. On dirait un animal en pleine parade nuptiale qui lancerait des signaux subtils pour bien signifier qu’il a envie d’un coït, sauf qu’ici, on ne se limite pas qu’au printemps…

  • On ne se retourne pas sur son scooter, malheureux ! La seule chose qui me vient à l’esprit, c’est : « Bouffe toi quelque chose, s’te plaît ! P’tain mais mange toi un truc ! ». Je ne pourrais retenir un soupir de soulagement, ou ne serait-ce qu’un petit sourire en coin pour avoir reluquer mes jambes. Mais bon… Je me verrais bien embêter de ne pas venir à son secours quand mes convictions d’infirmière me pousserait à lui venir en aide. Damn ! Je suis piégée !

  • Quand on dit « Non. », généralement, ça veut dire « Non. », oui je sais : c’est surprenant, n’est-ce pas ? (sauf en ce qui concerne les… euh… les… enfin vous voyez quoi, on les reconnaît facilement) Il faut arrêter d’insister comme ça : « Non mais, t’es sûre ? ». Cette question revient beaucoup trop souvent de manière inutile : suis-je bien en couple ? Veux-je bien montrer mes portes jarretelles ? N’ai-je pas envie de revoir cet bel inconnu ? Suis-je bien pressée ? Puis-je aller boire un verre ? Toujours est-il que je suis rassurée quand mon interlocuteur en vient à cette question, c’est que la conversation va se finir incessamment sous peu.

  • On n’aborde pas sa proie (et bah si c’est ça que je voulais dire ! Je reprends) On n’aborde pas sa proie d’un sifflement, comme je l’ai dit précédemment, mais il n’est pas rare de jouir d’entendre ces énergumènes s’exprimer à la place de cette onomatopée devenue trop 2013 pour aborder le gibier. Et donc, à la place, mes tympans saignent à être agressée de « Wesh t’es bonne ! ». Eeeeet ouais, rien que ça ! Ça donne envie, non ? Que voulez-vous répondre à ça ? Trop à dire, je passe ma route.

Échec n°4 :

Une autre vérité des plus connues et des moins vraies (btw) est que : les femmes n’ont pas le sens de l’orientation. Bien ! Dans ce cas-là, je ne vois pas la nécessité d’arrêter sa voiture sur la file du milieu du boulevard pour me demander où se trouve la rue de l’amour. « Je n’y habite pas. », merci, au revoir ! SUIVAAAANT !

Échec n°5 :

Depuis maintenant plusieurs lignes, je déshonore la gente masculine d’un certain âge, mais je vous assure petits fourbes que vous avez donné exemple aux premières générations. Je subis (et comme beaucoup) cette misogynie depuis ma classe de 5e (pour d’autres, cela a débuté bien plus tôt, haaaaa je me plains trop, je suis une nana, n’en doutons pas/plus !). De façon tout aussi subtile que ses aînés, ce jeune homme ne s’est pas gêné pour me sortir, le plus naturellement du monde, ce : « T’as d’beaux ballons. », mot pour mot. Sa langue a fourché, c’est pas possible ! Il n’a pas… J’ai mal enten… Ne vous méprenez pas, vous avez correctement lu et mes tympans fonctionnaient encore du feu de Dieu à ce moment-là *soupir*.

Échec n°6 :

Nous sommes des femmes, des filles, des demoiselles, des madames, des greluches, donc bien sûr que oui, nous aimons les compliments. Attention à ne point trop en faire au quel cas, vous êtes spotted direct !
Contexte *clap clap* :

Un message dans ma messagerie facebook, je consulte :

*Hein ?! Lui ? Mais depuis quand on ne se parle plus déjà ?*
« Coucou ! Ça va ? Dis-moi, petite question innocente, mais est-ce que tu joues à LoL? *Ahaaaaa*
Exact ! *Damn ! Je cherche aussi…*
Ouah, mais t’es la fille parfaite :p » *SPOTTED !*

LoL = League of Legends, jeu en réseau

Voilà, vous voyez le topo ? Le smiley est important, vous le noterez pour une meilleure visualisation de la satisfaction de mon interlocuteur, à ma réponse. Plus spotted ? On ne fait pas non. Bien entendu, vous l’aurez deviné, j’ai donné un autre pseudo. Diable ! Que je suis machiavélique !

Bref… Vous l’aurez compris, on ne croise pas son grand amour en l’interpellant de la sorte, ni son plan-Q, d’ailleurs. Ça n’a aucun mais strictement aucun effet sur nos hormones, à part celles qui me donnent envie de démonter ces individus pièce par pièce, j’avoue que celles-là, on me les a pas mal stimulées, fatiguées. J’en ai trop usé aussi.

Les corps sont éparpillés dans vos jardins, j’ai assez d’engrais chez moi, comme ça.
Surveillez vos arrières, et votre langage !
Sinon rejoignez mon cimetière, je tournerai votre page.

Allez à ciao, bonsoir !


Secty bitch

D’ordinaire, on ne la remarque pas.

Elle est du genre à rester pendue à son portable qui fait plus office d’organe vital, tant celui-ci semble la maintenir en vie à se faire pianoter sans cesse par ses dix doigts (à croire qu’elle lit « Touche-moi encore » sur l’interface). Elle n’est pas désagréable si vous n’allez jamais à l’encontre de ses propres principes (qui sont accessoirement compréhensibles et applicables par elle, seule), il vous suffit donc d’être un bon pigeon pour figurer parmi ses « friends« .
Elle se fait prénommer « puce« , « $hérie » ou même « b£eË€s$Tt@Äàâ » par ceux qui en sont dignes. Pour ma part, ça tourne généralement plus autour de « pintade« , « pouffe« , « EEMHC : Être à  l’Esprit Magique Habitant son Cul » ou plus simplement « dinde« , mais puisque nous sommes intimes avec cette charmante créature, nous lui donnerons le titre honorifique de Skippy !

Skippy est à la mode et ne s’équipe que de tout ce qui est dit « in« . Il est hors de question de sortir avec un iPhone obsolète, enfin ! Et puis quoi encore ? Comment croyez-vous que l’on devient la demoiselle dame (oui les féministes brisent bien plus que les ovaires) la plus convoitée de son lycée ? Et elle finira par s’en plaindre… Contradiction quand tu nous tiens, non pas celle-. Skippy ne sort jamais sans son dernier jean taillé comme un collant qui laisse ressortir toutes les courbures de ses membres inférieurs (inférieurs comme elle). Elle dissimule ses arpions dans des bottes remontant à hauteur des genoux et jouit de sentir les regards se tourner vers elle dès lors que ses talons vous arrachent les oreilles à chaque nouveau pas.

Seulement 176 personnes "like" pour sa dernière photo de profil, quelle déception !

Skippy fait moult photographies, on ne perd pas un seul instant de sa vie et elle ne manque pas de le montrer à tous ses friends pour que chacun la jalouse de son nouveau sac Vuitton, son dernier cache-misère de Zara et son futur-ex de facebookville.
Les photos se suivent et se ressemblent comme les hommes (Non je ne suis pas aigrie, c’est faux !) où l’on distingue une vague masse de cheveux qui se mêle à une autre. On imagine que les deux êtres sont liés par un patin roulé depuis plusieurs minutes et qu’ils n’attendent que le clic de l’appareil pour se stopper.

En soi, je n’éprouve aucune colère contre Skippy mais plus du mépris. Je vais vous expliquer ce qui résulte d’une union avec une pintade de ce type.
Dans la situation présente, nous prendrons l’exemple d’une relation à distance car (Dieu merci !) je n’ai été confronté à supporter ce genre d’individus que quand ils étaient en relation lointaine avec un de mes amis. Attention ! Que les choses soient claires : cette être Ô combien machiavélique s’était emparé du cœur et bien plus encore d’un compère.

Voilà donc,
Notre petite gourgandine s’acquiert la noix qui régit les synapses de mon ami et ils vivent ainsi une idylle sans pareille. À ce niveau-là, on ne dit plus que : « L’amour est aveugle » mais « La connerie est maîtresse chez ceux qui perdent plus grosses sphères que leurs globes oculaires », vous comprendrez avec ce qui va suivre.
Cet amour égal à nul autre se traduit non seulement par la photo décrite ci-dessus (Oui « la », car il suffit d’avoir des compétences informatiques niveau 2 et savoir coordonner ses doigts afin d’actionner les touches Ctrl C puis Ctrl V pour savoir à quoi ressemblent toutes les photos suivantes), mais aussi par une multitude de texte poétique et mielleux qui s’ensuit :

« ❤ 1 moi avec toi mn Amour, je veut faire ma vie a tes coté. Ns 2 c pour la vie ! ❤ ❤ ❤ je c pa ce que je deviendrait sans toi [Haaa mon correcteur orthographique s’enflamme !], ni coment G pu faire juskissi… ❤ »

Au cas où vous auriez oublié le début de ses dires (et pour cause des allers retours incessants aux toilettes pour leur raconter tout ce que ça vous inspire), je vous rappelle que ceci ne représente qu’un mois de relation. Ça me semble légèrement hâtif, m’enfin ce n’est qu’un point de vue…
Comme de bien entendu, sa moitié masculine lui répondra par autant de cœur et davantage de paroles à l’eau de rose. Ça n’en finit jamais, haaa la magie de l’amour !
Cette aventure de la vie m’étouffait déjà par toute la guimauve qui m’envahissait via les correspondances informatiques, si bien que j’ai failli en abréger mes souffrances et celles des plus concernés par quelques retours de pelle, justement placés.

En effet, voyez-vous, du fait des 600 kms séparant nos deux larrons, la bougresse lui rend la vie impossible, en le privant de sortie (mais pour qui diable le prend-elle ?) et pour cause : « Non mais quand tu es dehors, tu penses pas à moi ! ». Cet égoïsme maladif me semble bien loin de la définition de l’amour et quelque peu narcissique (Pléonasme ? Oui mais ce n’est que pour appuyer l’incohérence de ses propos).
Il serait certes plus élémentaire de couper court (Non pas ce que vous imaginez, petits coquinous !) à une relation basée sur une confiance aussi flagrante, mais l’amour est plus absurde fort que tout et contraint celui qui porte les valseuses à rester auprès (façon de parler) de sa douce (idem).

Par ailleurs, cette luronne envisage même de mettre fin à leur amour si toutefois le jeune homme se risquait à mettre un pied en dehors des quatre murs de son appart’, hormis pour se rendre en cours. Mais c’est grandiose : du chantage ! Plus de doute possible : elle l’aime, c’est certain, mais à sa manière. D’autant plus qu’avec facebook, tout se sait désormais, c’est donc un dilemme cornélien qui se dresse pour notre ami. Raaaah ! Que faire ?
Ce qui m’esquisse un sourire, c’est qu’elle a l’audace de ne pas avoir confiance en lui alors même que cette gaillarde s’est octroyée le droit d’aller voir ailleurs, déjà une fois ! Non mais c’est du délire ? Je résume : un jeune homme se voit séquestrer chez lui sous peine de se faire larguer par sa douce car elle n’a pas confiance en lui alors qu’elle-même l’a déjà fait cocu. Y a comme un souci dans l’énoncé, m’enfin bon, passons mes bons !

Accessoire indispensable pour garder son homme

J’ajouterais que lorsque le soldat piégé essaye de faire entendre raison à Skippy en lui demandant de faire preuve d’empathie, cela se solde par un « Mais arrête de tout ramener à toi, c’est pas comparable toi et moi. C’est toujours « Je… je… je… » avec toi ! ». Vous voyez le niveau ? Personnellement non, tant ça dépasse tout ce que je pouvais imaginer…
Son copain en arrivera à la conclusion suivante : « Elle est un peu jalouse ». Peut-on encore parler d’euphémisme à ce niveau-là ?
Donc lui fait des sacrifices de sorties et d’amusement en pleine période d’études supérieures afin de prouver sa sincérité pendant qu’elle galope de soirées en soirées et en profite pour fourrer sa langue dans quelques bouches* tout en le confessant à son $héRr!i, donc la voilà à moitié pardonnée (*Oui j’use du pluriel pour aggraver les choses, mais je le signale, ce qui fait que je suis à moitié pardonnée !).
Accessoirement, notre guerrier craint que s’il n’est pas présent sur Skype pour elle, Skippy s’en ira voir ailleurs un autre pigeon. Quant à elle, elle est effrayée à l’idée de perdre son prisonnier larbin en lâchant du lest. Et un équilibre entre les deux, ça ne lui dirait pas ?
Ha pardon ! Quand je vois les arguments qu’elle avance pour justifier son attachement, cela revient à repousser une météorite, prête à vous ensevelir, à l’aide d’un fruste « Boomerang ! BOOMERANG ! »  et voilà le tour est joué ! C’est tout comme pour le raisonnement de notre génie : quand une solution valable se voit contrer par un puissant « Non tu n’es rien qu’à moi ! », je vois mal ce qu’on peut faire.

Skippy réalise la triste situation dans laquelle ils se trouvent mais ose encore dire que c’est ainsi ou bien c’est fini. Ses parents interviennent également mais ça se finit en haussant le ton. Raaaah ces jeunes, alors ! Vous l’aurez bien compris, ici le dicton c’est : « Ensemble et c’est tout ! ». Visiblement ça ne plaît pas aux deux protagonistes et c’est à ce moment-là que mes compagnons et moi-même entrons en scène !

Mais pourquoi apparaître aussi tardivement ?
Tout simplement parce que nous n’étions pas au courant. Et c’est dès l’instant où Skippy a volontairement supprimé tous les contacts facebook pourvus d’un double chromosome X, du compte de sa moitié, que nous avons commencé à nous interroger. Oui, je comprends moi aussi ça me chagrine de savoir que livrer son compte facebook est symbole de confiance, de nos jours.
Une fois, cette découverte effectuée, je me suis empressée de contacter mon camarade à l’aide de mon boitier téléphonique (Grande magie de l’Homme !) et de lui envoyer ma façon de penser : « Tu préfères les hommes maintenant ? ». Quelle ne fût pas ma surprise, quand mon ami me répondit d’un léger : « Pardon, mais c’est qui ? ».
Ha ouiiiii, quand même ! Bon et bien, je ne vois pas l’intérêt de répondre quelque chose, vu que la fourbe Skippy est passée par là, également. Je ne prendrai donc pas le temps de m’identifier. Cependant, il s’est produit une chose curieuse. Par la suite, un appel manqué d’un numéro inconnu s’est glissé sur l’interface de mon portable ainsi qu’un sms du même destinataire (Ouuuuh un ami !).

« Tu veux quoi à mon mec ? »

Gné ?… Je… mais… Quoi ?
Quand je m’adresse au charcutier, je ne veux pas que ce soit l’andouille qui me réponde. Et bien là c’est pareil ! Dans quel monde vit-on ? Donc à faire des suppositions : on pourrait croire que Skippy s’est emparé du portable de son $hÉrŘ!i afin qu’il ne communique pas davantage avec cette technologie. Ce qui est foncièrement con puisqu’il suffit de quelques loulous comme moi pour prendre contact et s’identifier ou pas (comme moi), pour renouer des liens.
Vous imaginez la vision d’elle que je pouvais avoir avant qu’elle ne m’agresse de la sorte, je vous invite à supposer ce que je pouvais éprouver à son égard sans même l’avoir rencontrée, après son introduction dans mon mobile.

"*Hihihi* Je vais supprimer tous ses numéros, comme ça il ne pensera qu'à moi ! Niark niark"

Je ne prendrai la peine de répondre à une telle agression qu’une fois que j’aurais la certitude que mon ami et sa chère et tendre soient séparés définitivement, pour ne pas engendrer des remontrances sur les mauvais fautifs. Une fois, que les vœux de séparation (quelques jours plus tard) me furent rapportés, j’ai joui d’un court échange avec notre Skippy nationale :

Skippy : Tu veux quoi à mon mec ? [De prime à bord, elle ose me tutoyer…]
Moi :
on se connait ? [Je réponds encore par une question, que voulez-vous, c’est une enfant]
S :
Qu’est-ce que tu envoies « tu préfères les mecs » à mon mec ?
M :
je demandais simplement des nouvelles d’un ami. Normal non ? Je réitère : on se connait ?
S :
Lui pas te connaitre salut. [Ha ! Je vois que la langue française lui sied à ravir et qu’elle comprend les questions à l’envers]
M :
C’est pas ce qu’il disait y a quelques jours
S :
Hein ?
S :
On parle de la meme personne ? J’crois pas. [Prend moi pour ce que je ne suis pas, petite sotte !]
S :
Uais, Lol. [J’avoue que ce message me laisse perplexe ! Je ne sais pas ce que ça vient faire là, peut-être une interférence de conversation, je l’ignore. On n’arrête pas le progrès !]
M :
Ha pardon je croyais que t’étais l’ex de ****** par exemple. ****** : séquestré à Toulouse, pas bien grand, yeux marron, « artiste »,… Je continue ou c’est bon ?
S :
Oui t’as raison
S :
Et t qui
S :
Lol [Vous avez remarquez à quel point « Lol » ponctue chacune de ses phrases, comment voulez-vous dialoguez avec des individus pareils ?]
M :
Je suis une amie. Oui en dehors de sa moitié ça existe. Mdr lol ptdr xptdr kikoo [Comprenez un peu, j’essaye de m’adapter…]
S :
Hah ui lol. [« Et sinon l’ironie, vous connaissez ? – Pardon l’iroquois ? (rooooh si on peut plus faire de jeux de mots bouseux, alors !) »]
M :
o_O [C’est tellement consternant ! J’en suis restée pantoise]
S :
Quoi [Et en plus de cela, elle ne s’en rend pas compte]
M :
o_O’
S :
Tu veux quoi toi [Ha ! Point de « Lol kikoo », comme c’est curieux]
M :
Ouuuuh si tu savais…
S :
Bha je t ecoute 😀
S :
Aaah, ta le seum parce qu’il ta recale, lol 🙂 [Point à éclaircir : j’ai voulu pendant un moment devenir plus qu’une amie aux yeux de mon camarade qui se retrouve dans le désarroi le plus total. Haaa s’il eût su !]
M :
xD Met toi à jour, c’était y a 2ans ça, depuis c’est un ami rien de plus. En revanche toi qui t’agrippes à tes mecs comme une sangsue, tu me fais bien de la peine…
S :
Oh mais je t en merde royal [Eeeet *BIM*, trop facile !]

Je considère cette dernière réplique comme une insulte et je remporte donc le défi que je m’étais fixée (le dernier en date : survivre à l’École Estienne). Comme vous pouvez le constater, je n’ai guère eu besoin de plus d’une dizaine de répliques pour offenser mon belligérant. Oui, je le conçois, c’était un bien fruste défi. Mais haaaa, que voulez-vous, il ne fait pas de mal de s’en donner à cœur joie sur ceux qui sont restés à un stade superficiel.

Suite à nos claques, envoyées aussi subtilement que des pokes facebookiens, notre brebis égarée (ici notre allié) finira par entendre raison et à entamer de sérieuses discussions avec Skippy, il était temps, sacrebleu ! Je commençais tout juste à titiller le napalm du bout des doigts, comme quoi la patience, ça s’acquiert.
Nos actions n’ont pas été vaines, car nous voyons le symbole de toute une bataille qui se fraye un chemin à travers les notifications de Tansville, Bidonville ou encore « Quelle animal était-tu ds une vie anttérieur ? ». Au sommet de l’actualité, je distingue une vague et courte phrase qui accélère vigoureusement les battements de mon cœur : « ****** et vous êtes maintenant amis ». Grand dieu, quelle victoire !
Bien évidemment, on ne s’en arrêtera pas là. Croyez-vous vraiment que je fasse confiance à une typographie noire sur blanc, pour prétendre à une victoire ? Soyons sérieux 2 secondes, si je voulais être assurée de ce qui est avancé, je devrais effectuer davantage de recherche, enfin ! (facebook, statut msn, tweeter, blog,… et non pas de vive voix, enfin !)

Nous apprendrons que Skippy s’est plainte auprès de notre courageux camarade, suite aux vexations que je lui ai infligées. C’est ce pourquoi il viendra me faire part de son désir que tout cela cesse. Mais croyez-le ou non, nous sommes en perpétuelle recherche de concept afin de suspendre toute activité entre ces deux individus.
Alors que nous faisons bouillir Skippy nos méninges, je réalise que mon ami m’a de nouveau éjectée de ses contacts mais en plus de cela, il m’est impossible de le retrouver à travers les recherches sur le réseau social. Comme c’est cocasse ! Je soupçonne la fourbe Skippy d’être derrière tout cela, une fois de plus. Cependant, elle a doublé ses défenses. Petite punaise devient mante religieuse !

La question est : combien de rouleaux userai-je pour les larmes de bonheur qui traduiront une rupture définitive ?

Toutefois, les cabrioles de cette princesse ne vont pas en s’arrangeant car désormais les tourtereaux sont en perpétuel conflit, et je dois l’avouer : je suis assez fière de notre travail !
– Vous nous trouvez égoïste ? Nous ne faisons que ressortir notre côté altruiste.
– Ceci ne nous regardait pas ? Vous plaisantez, j’espère !
– Comment aurions-nous réagi si l’on nous rendait la pareille ? Je remercierai ceux qui ont veillé sur moi (mais pas dans l’immédiat).
– Vous nous trouvez destructeur ? Et ce côté salvateur, vous a-t-il effleuré l’esprit ?

Depuis plusieurs jours maintenant, nos deux larrons s’emmêlent dans d’incessantes discussions qui n’ont ni commencement, ni aboutissement et ne parlons pas des arguments pour le développement (en tout cas pour notre championne favorite de la prose : « J’ai raison et tu as tort ! » aussi délicat que les remarques de certains professeurs en CIG). Ces haussements de tons restent donc un point positif.
Je ne cherche pas d’excuses à cette bougresse, mais je tiens à préciser que nous avons affaire avec une lycéenne, alors certes nos points d’xp supplémentaires nous apporte davantage de répartie et d’ouverture, enfin il ne faut pas exagérer tout de même !

Tristement, les négociations se poursuivent sans aboutir à une décision fatale. Décidément on ne peut sauver les personnes qui ne veulent pas l’être et nous serons tous châtiés pour cela… Les vils sont punis par la loi des Hommes, les preux par la loi de Murphy.


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